6 Réduire la mortalité infantile

Où en sommes-nous ?


Photo: Djibril SY/PNUD Sénégal

Pour un enfant, le risque de décès est le plus élevé pendant la période néonatale, c’est-à-dire au cours des 28 premiers jours de vie. Pendant les cinq premières années, les principales causes de mortalité sont la pneumonie, la diarrhée et le paludisme. La malnutrition est un facteur sous-jacent dans plus d’un tiers des décès, car elle rend les enfants plus vulnérables aux maladies graves.

Les décès d’enfants de moins de cinq ans sont dus à des maladies que l’on peut éviter ou traiter au moyen d’interventions simples et peu coûteuses. En renforçant les systèmes de santé pour que tous les enfants bénéficient de ces interventions, il est possible de préserver les enfants de beaucoup de maladies morbides.

Dans l’ensemble, le Sénégal a beaucoup progressé dans la réalisation du quatrième OMD. Une tendance significative à la baisse des taux de mortalité a été notée depuis 2000, avec un taux qui passe, pour les enfants de 0 à 5 ans, de 139 ‰ en 1997, à 121 ‰ en 2005 et 72 ‰ en 2011. Avant le premier anniversaire, 61 enfants sur mille mourraient en 2005, contre  et 47 ‰ en 2011. La mortalité néonatale contribue pour plus de la moitié (29 ‰) à la mortalité infantile.

Les résultats enregistrés pour la mortalité des enfants de 0 à 5 ans présentent des écarts importants selon le milieu de résidence. Les régions de Dakar et Thiès (respectivement 53 ‰ et 59 ‰ en 2011) sont moins touchées que les régions de Sédhiou (142 ‰), Kolda (145 ‰) et Kédougou (154 ‰). Entre ces deux extrêmes se situent des régions comme Ziguinchor (73 ‰), Fatick, Kaffrine, Saint-Louis, Matam (90 ‰) et Kaolack, Tambacounda, Diourbel (100 ‰).

Progrès réalisés par le Sénégal pour atteindre l’OMD 4


Evolution du taux de mortalité infantile

Des résultats significatifs ont été enregistrés dans l’amélioration de la santé infantile. Toutefois, pour accélérer davantage l’atteinte de cet OMD en 2015, les facteurs suivants doivent être considérés dans le ciblage des actions qui devront être menées à travers la mise en œuvre du Programme National de Développement Sanitaire (2009-2018) :

  • l’incidence du taux de mortalité néonatale représente 57% de la mortalité infantile et environ 30% de la mortalité infanto juvénile au Sénégal ;
  • le niveau d’instruction des mères semble être positivement corrélé à la mortalité infanto-juvénile qui est de 36 ‰ chez les enfants dont la mère a un niveau d’instruction secondaire, 63‰ chez les enfants dont la mère a un  niveau d’instruction primaire et 97 ‰ chez les enfnats dont la mére mère est sans instruction ;
  • la prévalence de la malnutrition est forte chez les enfants des régions de Sédhiou, Kolda et Kédougou où les taux de mortalité sont les plus élevés ;
  • la prestation de soins par des personnels qualifiés pendant la grossesse, l’accouchement et après la naissance contribue significativement à la survie de l’enfant.

Mesures prioritaires

Pour que les stratégies mises en œuvre atteignent les cibles de l’OMD 4, il convient d’accroître l’offre de services de soins prénataux et postnataux, d’intensifier les programmes pour l’amélioration du nourrisson et du jeune enfant, de renforcer la stratégie de prise en charge intégrée des maladies de l’enfant (PCIME), de pérenniser les acquis en matière de couverture vaccinale et de promouvoir les approches  communautaires dans l’exécution des programmes de survie de la mère et de l’enfant, notamment par des activités de communication sur les  déterminants socioculturels.

1.18 années
d'ici
à 2015

1990 2015
Cibles
  1. Réduire de deux tiers, entre 1990 et 2015, le taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans
    • La mortalité infantile est en baisse, mais pas assez pour atteindre la cible.
    • Raviver les efforts pour lutter contre la pneumonie et la diarrhée, tout en améliorant la nutrition, pourrait sauver des millions d’enfants.
    • Des succès récents dans le contrôle de la rougeole risquent d’être de courte durée si les fonds continuent à manquer.