6 Améliorer la santé maternelle

Où en sommes-nous ?


La santé maternelle s'améliore grâce à des hôpitaux mieux équipés. Photo: PNUD

La santé de la reproduction maternelle est au cœur du système de santé au Sénégal. Les conditions sanitaires de la mère avant et après l’accouchement jouent un rôle dans la mortalité maternelle. En 1992, le taux de mortalité maternelle était de 510 décès pour cent mille naissances vivantes. Il est passé à  401 durant la période 1992-2005 et à 392 durant la période 2005-2011.

Il existe de fortes disparités dans l’accès à un accouchement médicalement assisté (20,1% pour le quintile le plus pauvre et 88,7% pour le quintile le plus riche) et en fonction des zones de résidence (33,2% en milieu rural et 84,6% en milieu urbain).

Progrès réalisés

Les progrès enregistrés relèvent en grande partie du système de gouvernance du secteur de la Santé. Au niveau stratégique, le Sénégal s’est doté d’un Plan National de Développement Sanitaire (PNDS, 2009-2018) qui est le document de référence pour l’ensemble des acteurs du secteur de la santé. Le Sénégal a aussi élaboré un Plan Stratégique National de Survie de l’Enfant (2007-2015) qui intégre la santé de la mère, du nouveau-né et de l’enfant. Cette stratégie devrait accélérer l’atteinte des OMD 4 et 5. Le Gouvernement a aussi repositionné la planification familiale pour accélérer la réduction de la mortalité et de la morbidité maternelles, néonatales et infantiles avec l’objectif d’augmenter le taux de prévalence contraceptive de 12% en 2010 à 27% en 2015.

C’est pourquoi le Gouvernement a pris d’importantes initiatives en instaurant notamment la gratuité pour certains actes et médicaments (accouchements, césariennes, médicaments pour la prévention du paludisme chez la femme enceinte…) et en renforçant la décentralisation de l’offre et la qualité des services de santé maternelle.

Mesures prioritaires

Pour atteindre l’OMD 5 en 2015, l’amélioration de l’efficacité des stratégies en cours de mise en œuvre doit être privilégiée par une recherche constante de synergie et d’efficience. A cet effet, il convient d’améliorer le processus de planification stratégique et budgétaire du secteur de la santé. Au niveau opérationnel, les actions suivantes peuvent être entreprises ou renforcées :  

  • poursuivre et/ou renforcer l’expérimentation du financement basé sur les résultats en accélérant le passage à l’échelle ;
  • mettre en place un cadre pour le renforcement du partenariat et de l’efficacité de l’aide ;
  • améliorer la disponibilité et l’accessibilité des soins obstétricaux et néonatals d’urgence ;
  • faciliter l’accès aux services de santé de qualité et de médicaments de base pour les populations démunies ;
  • renforcer la déconcentration du personnel et des infrastructures de santé au profit des zones défavorisées.

1.2 années
d'ici
à 2015

1990 2015
Cibles
  1. Réduire de trois quarts, entre 1990 et 2015, le taux de mortalité maternelle
    • La plupart des décès maternels pourraient être évités.
    • Donner naissance est particulièrement risqué en Asie du Sud et en Afrique subsaharienne, où la plupart des femmes accouchent en l’absence de personnel qualifié.
    • L’écart urbain-rural s’est rétréci, en ce qui concerne la présence de personnel qualifié pendant l’accouchement.
  2. Rendre l’accès à la médecine procréative universel d’ici à 2015
    • Un nombre plus grand de femmes bénéficient de soins prénatals.
    • Il y a des inégalités flagrantes en ce qui concerne les soins pendant la grossesse.
    • Dans les régions en développement, une femme sur trois seulement reçoit les soins recommandés pendant la grossesse.
    • La réduction du nombre de grossesses chez les adolescentes est au point mort, ce qui met plus de jeunes mères en danger.
    • La pauvreté et le manque d’éducation perpétuent les taux élevés de naissances chez les adolescentes.
    • Le progrès dans le recours à la contraception chez les femmes ont ralenti.