6 Combattre le VIH/sida, le paludisme et d’autres maladies

Où en sommes-nous?


Les campagnes d'information font reculer le VIH/SIDA. Photo: PNUD

La santé conditionne la disponibilité de la population pour les activités soci-économiques. C’est un secteur stratégique confronté surtout aux grandes endémies (Sida, Paludisme, Tuberculose). La prévalence du SIDA dans la population sénégalaise est de 0,7% en 2011. Elle a diminué chez les femmes enceintes âgées de 15 à 24 ans,  en passant de 1,5 % en 2000 à 0,7 % en 2011. Le taux de transmission du VIH de la mère à l’enfant (TME) est passé de 7,2% en 2008 à 4,9% en 2009 et 4,3% en 2010. Le niveau de la séroprévalence pour l’ensemble des hommes et des femmes de 15-49 ans est resté constant (0,7 %) entre 2005 et 2011. Les nouvelles infections au VIH étaient estimé à 7000 en 2008 et environ 5800 en 2011 (Rapports ONUSIDA).

La morbidité proportionnelle palustre est passée de 39,7%, en 2000, à 3%, en 2009. L’anémie liée au paludisme : respectivement 20% en 2005, 17% en 2008-2009 et 14% en  2010-2011. Le taux de prévalence de la tuberculose pour 100 000 habitants, qui était de 446 en 2000 et 492 en 2005, est tombé à 90 en 2011 selon les statistiques du Programme National contre la Tuberculose (PNT).

Progrès réalisés par le Sénégal pour atteindre l’OMD 6

Les succès enregistrés dans la lutte contre le Sida, le Paludisme et la Tuberculose s’expliquent par l’engagement politique et l’appui des partenaires pour la lutte contre ces maladies considérées comme endémiques. La lutte contre le SIDA s’insére dans un plan stratégique 2007-2011 dont les objectifs consistaient à maintenir la prévalence à moins de 2%, à promouvoir l’accès universel aux services de prévention, de soins et de traitement et à améliorer la prise en charge socio-économique des PVVIH et OEV.

Au niveau des autres maladies, le Programme National de Lutte contre la Tuberculose a adopté les orientations principales de l’OMD 6 visant à réduire la prévalence  en organisant le dépistage et le traitement de la tuberculose conformément aux recommandations internationales. Le Programme National de Lutte contre le Paludisme (PNLP) intègre les principes généraux de l’initiative « Faire Reculer le Paludisme ».

La disponibilité d’un financement a été déterminante dans les résultats enregistrés dans la lutte contre ces es trois maladies. En effet, elles sont éligibles à des fonds spécifiques mis en place au niveau international (Fonds Mondial de lutte contre la VIH/SIDA, la Tuberculose et le Paludisme). Ce financement important, basé sur les résultats obtenus, a permis le passage à l’échelle des interventions à efficacité prouvée.

Au total, de bonnes pratiques peuvent être retenues dans la gestion des programmes de lutte contre le Sida, le paludisme et la tuberculose. Ainsi, des  progrès significatifs ont été enregistrés dans la mise en œuvre de l’OMD 6. Les tendances haussières de la prévalence de ces maladies sont d’ores et déjà inversées.

Selon le Fonds mondial, « le Sénégal a été un véritable modèle de riposte contre le VIH/SIDA pour la région de l'Afrique occidentale et centrale, grâce à l’utilisation optimale des subventions accordées, à la mobilisation des partenaires à l'échelle nationale et à la réactivité de sa société civile ».

Mesures prioritaires

Il est urgent de renforcer les programmes de lutte contre les grandes endémies, d’améliorer la couverture des besoins des populations rurales (Ressources humaines, infrastructures et équipement) et l’efficacité de la dépense, d’assurer à tous les niveaux l’obligation de rendre compte aux citoyens bénéficiaires des services de santé et de lutter contre les pesanteurs sociales.

Nos histoires

1.43 années
d'ici
à 2015

1990 2015
Cibles
  1. D’ici à 2015, avoir enrayé la propagation du VIH/sida et avoir commencé à inverser la tendance actuelle
    • La propagation du VIH semble s’être stabilisée dans la plupart des régions et un nombre plus important d’individus survit plus longtemps.
    • Beaucoup de jeunes n’ont toujours pas les connaissances nécessaires pour se protéger du VIH.
    • Il est parfaitement possible d’autonomiser les femmes par le biais de l’éducation au sida, comme l’ont démontré un certain nombre de pays.
    • En Afrique subsaharienne, les connaissances sur le VIH augmentent en fonction du niveau de richesse, ainsi que parmi ceux qui vivent dans les zones urbaines.
    • On trouve des disparités entre hommes et femmes et entre les ménages les plus riches et les plus pauvres en ce qui concerne l’utilisation de préservatifs.
    • L’utilisation du préservatif pendant les rapports sexuels à haut risque est une pratique qui gagne du terrain dans certains pays et c’est l’une des facettes d’une prévention effi cace du VIH.
  2. D’ici à 2010, assurer à tous ceux qui en ont besoin l’accès aux traitements contre le VIH/sida
    • Le taux des nouvelles infections au VIH continue d’augmenter plus rapidement que la mise à disposition des traitements.
    • Étendre l’accès au traitement pour les femmes séropositives permet aussi de protéger leurs nouveau-nés.
  3. D’ici à 2015, avoir maîtrisé le paludisme et d’autres maladies graves et commencer à inverser la tendance actuelle
    • La production de moustiquaires imprégnées d’insecticide explose.
    • Dans toute l’Afrique, l’utilisation accrue de moustiquaires imprégnées d’insecticide protège les communautés du paludisme.
    • La pauvreté reste un facteur limitant l’utilisation des moustiquaires.
    • L’approvisionnement mondial en médicaments anti-paludisme plus efficaces continue de croître rapidement.
    • Les enfants des ménages les plus pauvres ont le moins de chances de recevoir un traitement antipaludique.
    • Un financement extérieur permet de réduire l’incidence du paludisme et les décès qui y sont liés, mais un appui supplémentaire est nécessaire.