6 Préserver l’environnement

Où en sommes-nous ?


Photo : PNUD/Djibril SY

Les enjeux d’un environnement durable dépassent les frontières et les générations puisqu’ils interpellent les modes de production et de consommation actuels et agissent sur les habitats et les conditions de la vie de toutes les espèces. La préservation de la forêt est un bon indicateur de ces enjeux.

La proportion de zone forestière (superficie de forêts classées) a stagné à 31,71% de 2006 à 2011. La proportion des aires protégées en fonction du territoire est passée de 8% en 2001 à 11% en 2005. En ce qui concerne l’accès à l’eau, 81% des sénégalais vivants dans les centres urbains y avaient accès en 2000 et 99,6% en 2012. En milieu rural, ce taux est passé de 59% en 2000 à 81,2% en 2012. Le taux d’accès à l’assainissement, en milieu urbain, est passé de 56% en 2000 à 63,3% en 2011 et 62,4% en 2012. En milieu rural, le taux d’accès est passé de 16% en 2006 à 35,6%, en 2012.

Progrès réalisés par le Sénégal pour atteindre l’OMD 7

Au total, des performances satisfaisantes en termes d’accès à l’eau potable ont été réalisées. Ces performances  sont imputables aux différents sous-programmes d’investissement dans l’eau potable en milieu rural, à l’adaptation du service aux besoins des usagers et à une politique incitative de branchements sociaux en milieu urbain. La mise en œuvre du Projet d’Eau Potable et d’Assainissement pour le Millénaire (PEPAM) constitue un exemple de réussite dans l’amélioration de l’accès à l’eau potable.

Toutefois, l’accès à l’assainissement constitue un défi majeur surtout en milieu rural. Le rythme d’évolution des réalisations en termes d’assainissement reste encore lent et ne converge pas encore vers l’objectif arrêté pour 2015.  

Les stratégies à mettre en œuvre pour améliorer les taux d’accès à  l’assainissement devront s’appuyer sur la diversification de la gamme d’ouvrages et la réduction des coûts d’accès en direction des ménages les plus pauvres qui devront être plus ciblées dans l’approche. Les bonnes pratiques issues des démarches communautaires initiées par certains projets devront également être capitalisées et mises à l’échelle.

Mesures prioritaires

Le Sénégal doit maintenir le cap pour la satisfaction des populations en eau potable. Les actions anthropiques devraient s’inscrire dans une perspective de préservation et de durabilité. Il en est ainsi des mesures qui donnent des résultats positifs en termes de protection forestière, de techniques culturales et d’accès à l’eau potable. Les cibles concernant l’assainissement devraient faire l’objet d’accélération en raison de leur importance et du retard pris dans ces domaines difficiles.

Pour l’environnement, il convient de retrouver le niveau de couverture des années 1980 (12 millions d’ha de forêts et 3,8 Millions d’ha de terres arables fertiles) en synergie avec la lutte contre la pauvreté en milieu rural. Il faudrait aussi promouvoir les énergies renouvelables, multiplier les réserves naturelles communautaires, les Aires Marines Protégées (AMP) et dynamiser les programmes d’assainissement et d’aménagement des zones d’habitat.

Nos histoires

1.36 années
d'ici
à 2015

1990 2015
Cibles
  1. Intégrer les principes du développement durable dans les politiques et programmes nationaux et inverser la tendance actuelle à la déperdition des ressources naturelles
    • La déforestation montre des signes de ralentissement, mais le taux en reste dangereusement élevé.
    • Il est urgent de réagir de façon décisive au problème du changement climatique.
    • Le succès inégalé du Protocole de Montréal montre que des mesures contre le changement climatique sont à notre portée.
  2. Réduire l’appauvrissement de la diversité biologique et en ramener le taux à un niveau sensiblement plus bas d’ici à 2010
    • Le monde n’a pas pu atteindre la cible de 2010 pour la préservation de la biodiversité, ce qui pourrait avoir de graves conséquences.
    • Des habitats essentiels pour les espèces en voie de disparition ne sont pas suffisamment protégés.
    • Le nombre d’espèces en voie de disparition augmente chaque jour, surtout dans les pays en développement.
    • La surexploitation des pêcheries mondiales s’est stabilisée, mais d’énormes défis demeurent pour garantir leur viabilité.
  3. Réduire de moitié, d’ici à 2015, le pourcentage de la population qui n’a pas d’accès à un approvisionnement en eau potable ni à des services d’assainissement de base
    • Au niveau mondial, on est sur la bonne voie pour atteindre la cible concernant l’eau potable, bien qu’il reste beaucoup à faire dans certaines régions.
    • Des mesures accélérées et ciblées sont nécessaires pour amener l’eau potable dans tous les foyers ruraux.
    • L’approvisionnement en eau salubre reste un défi dans beaucoup d’endroits du monde.
    • La moitié de la population des régions en développement ne bénéfi ciant d’aucun assainissement, la cible de 2015 semble hors de portée.
    • Les disparités entre zones urbaines et rurales restent inquiétantes en ce qui concerne la couverture de l’assainissement.
    • Les pauvres sont les laissés-pour-compte des améliorations dans le domaine de l’assainissement.
  4. Améliorer sensiblement, d’ici à 2020, les conditions de vie de 100 millions d’habitants des taudis
    • Même si elle est considérable, l’amélioration des taudis perd du terrain face au nombre croissant de pauvres dans les villes.
    • La prévalence des taudis reste élevée en Afrique subsaharienne et elle augmente dans les pays affectés par un conflit.