SIX PANELS, PILIERS DE LA CONFERENCE

Six panels constituent les piliers de la Conférence. Du point de vue de l’organisation, chaque panel concerne une thématique identifiée comme pertinente, après avoir fait l’objet d’une contextualisation. Un panel est en fait une session de haut niveau comprenant 5 panelistes et un modérateur. Chaque intervenant dans un panel dispose de 5 minutes d’introduction sur le thème concerné. L’exposé est suivi de discussions au sein du panel et de l’ensemble du public. Pour faciliter un débat ouvert et interactif, il n’y aura pas de présentations PowerPoint ni de discours formels.

Panel : «Modes innovants de règlements des conflits et de la violence en Afrique»

Résultats attendus

Au niveau de ce panel, il est attendu que les échanges portent sur les moyens de prévenir et de lutter efficacement contre l’insécurité et la violence armée en Afrique, ainsi que sur les mécanismes informels ou innovants qui permettent de régler des différends au sein des communautés.

Panelistes

-        Mahamat Issa Halikimi, ministre Justice. Tchad

-        Mohamed Salah Ben Absa, ministre Justice. Tunisie

-        Koffi Essaw, ministre Justice. Togo.

-        Mademba Guèye, Expert, ministère Justice. Sénégal

-        Aboubacar Koulibaly, Expert. Pnud.

·        Modérateur : Pr Adebayo Olukeshi, Directeur de l’Institut de développement économique et de planification (IDEP). Dakar.

Questions directrices

Les participants sont invités à examiner les questions directrices suivantes :

-        Question 1 : Quels sont les principaux défis en vue de prévenir et d’endiguer les conflits en Afrique et les nouvelles formes de violence ?

-        Question 2 : sur la base d’instruments et mécanismes mis en place pour réguler la prévention des conflits, quels sont les cas de réussite et les leçons tirées afin de concevoir et disséminer des programmes efficaces de prévention et de résolution des conflits ?  

-        Question 3 : quelles sont les réformes juridiques ainsi que les initiatives à mettre en place au plan sous régional pour assurer une meilleure prévention des conflits armés et la réduction de la violence armée, en vue de relever de manière efficace les défis du renforcement de la paix, de la consolidation de l’Etat de droit et du développement socio-économique durable ?

-        Question 4 : est-ce que les mécanismes innovants de règlement des conflits garantissent l’égalité entre toutes les parties ? Est-ce que les droits des femmes et les groupes marginalisés sont équitablement préservés ?

-        Question 5 : quelles sont les forces et les faiblesses des maisons de justice qui sont expérimentées dans beaucoup de pays d’Afrique ? Quels sont les résultats probants ? Quelles sont les leçons apprises ? 

 

Panel : «Etat de droit et développement économique et humain»

Résultats attendus

La discussion thématique sera centrée autour des rapports entre l’Etat de droit et le développement économique, l’indépendance de la justice en ligne avec les normes juridiques régionales et internationales pour garantir l’égalité des droits économiques et sociaux, l’élaboration de politiques ainsi que de stratégies et de cadres juridiques permettant de contribuer à la croissance économique et au développement durable. Le défi de la discrimination sociale, l’accès des femmes à la terre, de l’emploi des jeunes, de la corruption et de l’accès des groupes vulnérables et désavantagés à la justice sera examiné à la lumière des besoins, des défis et des meilleures pratiques pour les surmonter.

Panelistes

-        H.E Pedro Pires, ancien Président du Cap-Vert

-        Mustapha Ramid, ministre Justice. Maroc

-        Valentin Djemontin, ministre Justice. Bénin

-        Dr Malick Coulibaly, ancien ministre Justice. Mali. Expert Undp

-        Jean-Baptiste Elias, président du Conseil consultatif africain de lutte contre la corruption

Modérateur : Abdoulaye Mar Dièye, Directeur régional pour l’Afrique. Pnud

Questions directrices

-        Question 1 : quels sont les principaux défis économiques liés à la primauté du droit en Afrique ?

-        Question2 : quelles sont les politiques économiques ainsi que les instruments et mécanismes juridiques mis en place pour favoriser l’égalité économique des hommes et des femmes,

-        Question 3 : quels sont les instruments juridiques appropriés ainsi que les outils innovants pour favoriser la création d’emplois pour les jeunes filles et garçons ?

-        Question 4 : Quelles sont les meilleures pratiques reconnues dans le monde pour éradiquer la pauvreté et garantir l’égalité économique entre les hommes et les femmes ?

-        Question 5 : Quelles sont les meilleures pratiques reconnues dans le monde pour lutter contre la corruption dans l’économie ?

 

Panel : «Mécanismes de lutte contre la corruption»

Résultats attendus

La discussion thématique sera basée sur les mécanismes collectifs régionaux et internationaux, y compris la convention des Nations Unies contre la corruption (2003) qui montre comment la corruption affecte l’Etat de droit. La discussion explorera les mesures existantes- y compris les réglementations, procédures, institutions-, mises en place pour s’assurer de l’indépendance et de l’efficacité des mécanismes de lutte contre ce fléau.

La discussion se focalisera aussi sur les liens opérationnels importants entre les institutions judiciaires et les institutions d’application de la loi et leurs rôles respectifs dans la prévention et la lutte contre la corruption. Le rôle de l’administration de la justice pour prioriser et s’occuper de la lutte contre la corruption et l’impunité sera aussi examiné.

Panelistes

Le panel sera composé des personnalités et experts suivants :

-        Jose Carlos Correia, ministre Justice du Cap-Vert

-        Marou Amadou, ministre Justice du Niger

-        Mme Marietta Appiah Oppong, ministre Justice du Ghana

-        Mme Fatima Singhateh, ministre Justice de la Gambie

-        Mme Nafi Ngom Keïta, présidente de l’Office national de lutte contre la corruption (OFNAC). Sénégal

Modérateur : Akéré Muna, avocat, ancien vice-Président de Transparency International

Questions directes

-        Question 1 : quels sont les principaux défis de la lutte contre la corruption en Afrique ?

-        Question 2 : au vu des faibles résultats obtenus dans la lutte contre la corruption en Afrique, quelles stratégies et approches innovantes mettre en place pour mieux prévenir et lutter contre ce fléau ?

-        Question 3 quelles sont les mesures, règlementations et procédures qu’il convient d’adopter pour mieux garantir l’indépendance et l’efficacité des agences de lutte contre la corruption ?

-        Question 4 : quels sont les liens opérationnels entre institutions judiciaires et institutions d’application de la loi sur la corruption ? Quel rôle pour l’administration de la justice ?

-        Question 5 : quelles sont les meilleures pratiques reconnues à travers le monde pour prévenir et lutter de manière efficace contre la corruption en Afrique ?

 

Panel : «Rôle de la société civile dans la lutte contre la corruption»

Résultats attendus

L’objectif ici est de sensibiliser le public sur les impacts négatifs de la corruption, notamment dans des secteurs qui engagent une part importante des ressources publiques comme le secteur minier, la gestion foncière, les marchés publics, et d’ériger la reddition des comptes en principe de gestion. La Conférence doit également offrir l’opportunité d’échanger sur les meilleures pratiques de lutte contre la corruption dans le monde en vue de leur capitalisation par les organisations de la société civile africaine.

Panelistes

-        Mme Joséphine Ouedraogo, ministre Justice du Burkina Faso

-        Sidi Ould Zein, ministre Justice de la Mauritanie

-        Mahamadou Diarra, ministre Justice du Mali

-        Abdousalam Boudrar, président Instance nationale Intégrité et lutte contre la corruption, expert. Maroc

-        Mouhamadou Mbodj, Coordonnateur général Forum civil/ Transparency Sénégal

Modérateur : Abdulai Janneh, secrétaire exécutif de Mo Ibrahim

Questions directes

-        Question 1 : quels sont les principaux défis que rencontre la société civile dans la lutte contre la corruption en Afrique ?

-        Question 2 : comment renforcer le partenariat entre d’une part l’Etat, le Parlement, les Agences de lutte contre la corruption, et d’autre part les organisations de la société civile et du secteur privé pour renforcer les responsabilités de la société civile dans l’implémentation des politiques régissant les activités de lutte contre la corruption, dans l’élaboration des législations contre la corruption, et dans son rôle de surveillance dans la gestion des affaires publiques ?

-        Question 3 : comment renforcer le rôle et les capacités du secteur privé dans la lutte contre la corruption ? Quelles sont les mesures législatives et réglementaires pour prévenir la corruption dans le secteur privé, et les types de sanction à faire prévaloir en cas de faute avérée ?

-        Question 4 : quelles sont les meilleures pratiques anti-corruption initiées à travers le monde, en vue de leur capitalisation et leur mise en œuvre par les organisations de la société civile en Afrique ?

-        Question 5 : quelles sont les initiatives à développer au plan régional pour renforcer le rôle net la place de la société civile africaine dans la lutte contre la corruption ?

 

Panel : «L’accès des femmes à la sécurité et à la justice»

Résultats attendus

Entre autres, les échanges porteront sur les moyens de renforcer l’accès des femmes à la justice et à la sécurité, sur la base des instruments internationaux et régionaux, y compris le Protocole de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples, relatifs aux droits des femmes en Afrique, et sur les meilleures pratiques qui favorisent l’exercice des droits humains des femmes (…) Une protection judiciaire active des femmes contre la violence sexuelle et basée sur le genre et leur intégration plus poussée dans les professions juridiques et d’application de la loi sera examinée.

Dans ce panel, l’efficacité des tribunaux mobiles et la comparaison des services offerts par des mécanismes formels et informels seront examinées. Les meilleures pratiques devront être mises en évidence pour leur capitalisation.

Panelistes

-        Cheick Sacko, ministre Justice de la Guinée

-        Mohamed Bello Adoke, ministre Justice du Nigeria

-        Tayeb Louh, ministre Justice d’Algérie

-        Mme Carmelita Pires, ministre Justice de la Guinée-Bissau

-        Juliano Fernandes, expert PNUD

Modérateur : Mme Ndioro Ndiaye, ancienne ministre de la Femme du Sénégal, présidente de l’ONG femmes, leadership, migration

Questions directes

-        Question 1 : quels sont les principaux défis liés à l’accès des femmes à la sécurité et à la justice ?

-        Question 2 : quels dispositifs sont mis en œuvre par les Etats, les organisations de la société civile et du secteur privé, au plan national, local, pour favoriser un meilleur accès des femmes à la justice et à la sécurité ?

-        Question 3 : comment promouvoir la participation et la responsabilité des femmes dans le secteur de la justice et de la sécurité ?

-        Question 4 : quelles sont les meilleures pratiques expérimentées en Afrique et dans le monde pour promouvoir l’accès des femmes à la justice et à la sécurité ?

-        Question 5 : quelles sont les réformes institutionnelles novatrices et les actions prioritaires à mettre en œuvre pour assurer une meilleure protection des femmes au plan juridique et sécuritaire ?  

 

Panel : «Sur la justice transitionnelle»

La justice transitionnelle permet la reconnaissance des violations des droits de l’homme. Il existe quatre mécanismes principaux de justice transitionnelle :

-        Le droit à la justice et à recours efficace, dans le cadre d’un procès

-        Le droit à la vérité

-        Le droit aux réparations

-        Le droit aux garanties de non répétition, notamment par des réformes institutionnelles

Il convient de mener une démarche intégrée qui combine judicieusement ces différents éléments. Différents pays en Afrique ont été confrontés à cette situation difficile, avec des fortunes diverses, notamment l’Afrique du Sud, le Liberia, la Sierra Leone, la Côte d’Ivoire (…)

Les échanges porteront sur la nécessité de promouvoir une justice transitionnelle plus performante en lien avec les principes et standards de la justice internationale afin d’avoir de meilleurs résultats pour les victimes et le renforcement de l’Etat de droit.

Panelistes

-        Frank Kargbo, ministre Justice de la Sierra Leone

-        Gnénéma Coulibaly, ministre Justice de la Côte d’Ivoire

-        Mme Christiana Tah, ministre Justice du Liberia

-        Mme Sahli Fadel Maya, commissaire aux droits de l’homme et des peuples, Union Africaine

-        Abdulrahman El Yessa, expert PNUD New-York

Modérateur : Robert Dossou, ancien président du Conseil constitutionnel du Bénin

Questions directes

-        Question 1 : quels sont les principaux défis de la justice transitionnelle ? Quelles sont les leçons apprises ainsi que les réponses appropriées à ces défis ?

-        Question 2 : sur la base des expériences menées en Afrique, quelles sont les meilleures pratiques reconnues dans le domaine de la facilitation du dialogue et de la réconciliation nationale ?

-        Question 3 : est-ce que la justice transitionnelle respecte les droits humains et garantit un procès juste et équitable, dans un contexte identitaire très marqué ?

-        Question 4 : est-ce que les droits des femmes en termes de réparations et de poursuites judiciaires sont garantis ? Ne sont-elles pas discriminées dans la réalité des faits ?

-        Question 5 : quelles sont les réformes idoines pour d’une part garantir la non répétition des faits, et d’autre part aligner la justice transitionnelle sur le système formel ?

 

 

PNUD Dans le monde

Vous êtes à PNUD Sénégal 
Aller à PNUD Global

A

Afghanistan Afrique du sud Albanie Algérie Angola Arabie saoudite Argentine Arménie Azerbaïdjan

B

Bahreïn Bangladesh Barbade Bélarus Bélize Bénin Bhoutan Bolivie Bosnie-Herzégovine Botswana Brésil Bureau du Pacifique Burkina Faso Burundi

C

Cambodge Cameroun Cap-Vert Centrafrique (République centrafricaine) Chili Chine Chypre Colombie Comores Congo (République démocratique du) Congo (République du) Corée (République populaire démocratique de) Costa Rica Côte d'Ivoire Croatie Cuba

D

Djibouti

E

Egypte El Salvador Emirats arabes unis Equateur Erythrée Ethiopie

G

Gabon Gambie Géorgie Ghana Guatemala Guinée Guinée-Bissau Guinée équatoriale Guyane

H

Haïti Honduras

I

Ile Maurice et Seychelles Inde Indonésie Irak (République d') Iran

J

Jamaïque Jordanie

K

Kazakhstan Kenya Kirghizistan Kosovo (selon RCSNU 1244) Koweït

L

Laos Lesotho Liban Libéria Libye L’Ex-République yougoslave de Macédoine

M

Madagascar Malaisie Malawi Maldives Mali Maroc Mauritanie Mexique Moldova Mongolie Monténégro Mozambique Myanmar

N

Namibie Népal Nicaragua Niger Nigéria

O

Ouganda

P

Pakistan Panama Papouasie-Nouvelle-Guinée Paraguay Pérou Philippines Programme palestinien

R

République dominicaine Russie (Fédération de) Rwanda

S

Samoa São Tomé-et-Principe Sénégal Serbie Sierra Leone Somalie Soudan Soudan du Sud Sri Lanka Suriname Swaziland Syrie

T

Tadjikistan Tanzanie Tchad Thaïlande Timor-Leste Togo Trinité et Tobago Tunisie Turkménistan Turquie

U

Ukraine Uruguay Uzbekistan

V

Venezuela Viet Nam

Y

Yémen

Z

Zambie Zimbabwe