Ebola : les conséquences chiffrées à 13 milliards de dollars dans les trois pays les plus touchés (PNUD)

14 oct. 2014

14 octobre 2014 : conférence de presse de la mission de haut niveau.

La fièvre hémorragique Ebola a fait perdre aux trois pays les plus touchés (Guinée, Sierra Léone et Liberia) 13 milliards de dollars, a soutenu mardi à Dakar, Abdoulaye Mar Dièye, directeur du Bureau régional pour l’Afrique et administrateur assistant à New York du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD).
''Les conséquences de l’épidémie d’Ebola se chiffrent à 13 milliards de dollars pour les trois pays les plus touchés. Une crise dont les effets pourraient se faire sentir pendant dix ans, après que la maladie a été éliminée'', a-t-il indiqué, au cours d’une conférence de presse.

M. Dièye échangeait avec des journalistes à la fin d’une réunion avec des représentants du PNUD qui viennent de boucler une visite de huit jours en République de Guinée, en Sierra Léone et au Liberia, afin d’évaluer la situation et renforcer les programme de l’organisation onusienne sur le terrain.

La fièvre hémorragique Ebola a fait 4 447 morts sur un total de 8 914 cas depuis le déclenchement de l'épidémie en mars dernier, a déclaré mardi l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

Pour éviter d’hypothéquer les économies des trois pays les plus touchés, et l’Afrique de l’Ouest en général, le P NUD envisage de mener ''une lutte acharnée'' contre la fièvre Ebola, a t-il indiqué.

''C’est une lutte acharnée que nous allons mener contre la fièvre hémorragique à virus Ebola. Nous devons nous mobiliser pour que la maladie n’hypothèque pas les acquis des trois pays les plus touchés mais aussi les économies de la sous-région (Ouest Africaine)'', a-t-il fait savoir.

Il a estimé que la lutte contre Ebola est devenue ''une guerre que la communauté internationale doit mener car des statistiques ont montré que les trois pays les plus touchés ont perdu depuis l’apparition de la maladie entre 3, 4 et 5 points de leur croissance, alors que, selon lui, ''ils avaient atteint ces dernières années des taux remarquables''.

''C’est une situation de conflit aigu, c’est une maladie qui a pris l’ascenseur, alors que nous (la communauté internationale) avons pris, les escaliers. Il faut redoubler d’énergie sur le plan financier et technique pour vaincre la maladie'', a poursuivi M. Dièye.

Il a appelé la communauté internationale à financer le plan de riposte déclenché contre la fièvre Ebola, car, a-t-il dit, ''les trois pays les plus touchés ont besoin de moyens pour sortir de cette crise''.

M. Dièye a aussi indiqué que le virus Ebola ''n’est pas seulement une maladie, elle représente également une menace pour la région, contribuant ainsi à l’effondrement économique et à la destruction des emplois et des familles, tout en sapant la capacité des gouvernements à assurer des services de base à leurs citoyens''.

Il a en outre salué la décision des autorités sénégalaises d’ouvrir un corridor humanitaire qui a permis aux différents organismes du système des Nations Unies, et autres institutions internationales basés à Dakar d’intervenir de façon rapide dans les pays touchés par la maladie.

« Nous avons vu beaucoup de courage à l’oeuvre. Bien que de nombreux pays soient en train de fermer leurs frontières et céder à la stigmatisation, les gouvernements et les peuples de la Guinée, de la Sierra Leone et du Libéria sont déjà mobilisés », a dit Soliman-Martínez, Directeur des programmes et des politiques de développement au sein du PNUD

M. Dieye a aussi indiqué que le virus Ebola "n’est pas seulement une maladie, elle représente également une menace pour la région, contribuant ainsi à l’effondrement économique et à la destruction des emplois et des familles, tout en sapant la capacité des gouvernements à assurer des services de base à leurs citoyens''.

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