Les pays WAMER appelés à plus de "Cohérence" dans les politiques

1 avr. 2016

Les pays ouest-africains concernés par le projet WAMER, portant sur une gestion durable des ressources marines et côtières, doivent faire preuve de ’’cohérence’’ et de ’’convergence’’ dans la mise en œuvre des initiatives devant leur permettre d’avancer ’’de façon significative’’ vers la sécurité alimentaire, a indiqué, vendredi, à Dakar, Fatou Bintou Djibo, représentante résidente du PNUD au Sénégal.

"Une cohérence et une convergence doivent nécessairement exister entre les politiques et les programmes appliqués par les pays, les partenaires et les différentes parties prenantes, pour avancer de façon significative, vers la sécurité alimentaire, à l’échelle de l’écorégion WAMER", a indiqué la représentante résidente au Sénégal du Programme des Nations unies pour le développement.

Le projet WAMER ’’est un facteur d’intégration et une plateforme de concertation pour l’identification de réponses optimales à la gouvernance des ressources marines et côtières de cette façade maritime longue de 3500 km et abritant 32 millions d’habitants", a souligné Fatou Bintou Djibo.

Elle intervenait à l’ouverture de la quatrième réunion du comité de pilotage du projet "Go WAMER : gouvernance, politiques de gestion des ressources maritimes et réduction de la pauvreté dans l’écorégion WAMER’’.

"Une gouvernance efficace est un des leviers sur lesquels, ces politiques doivent se fonder, singulièrement dans le domaine des ressources côtières, pour obtenir une réduction notable de la pauvreté et de la sous-alimentation", a-t-elle dit.

Le PNUD, "en sa qualité de partenaire stratégique" des gouvernements concernés dans la formulation et la mise en œuvre des politiques publiques, s’est engagé dans la réduction de la pauvreté, la bonne gouvernance et l’environnement dans l’agenda du développement international et sous-régional, a-t-elle dit.

"Cette volonté de développer des synergies et d’harmoniser nos interventions devra se faire également avec les institutions continentales et sous-régionales, telles que l’UEMOA, la Commission sous régionale des pêches, le programme de ressources côtières et marines, entre autres", a encore déclaré Mme Djibo.

Ces différentes structures sont appelées à "jouer un rôle plus important dans la réalisation technique de activités du projet et dans sa promotion auprès des décideurs politiques, des partenaires et des bénéficiaires", a-t-elle ajouté.

Dans cette perspective, le partenariat déjà initié avec les institutions nationales et sous-régionales, "sera maintenu et renforcé au bénéfice des communautés vulnérables de l’écorégion et en particulier des communautés côtières", a promis la représentante résidente du PNUD au Sénégal.

Le projet concerne le Cap-Vert, la Guinée, la Guinée-Bissau, la Mauritanie, le Sénégal et la Sierra Léone.

Sources : APS, AZ Actu