Prise en charge des victimes de VBG par les forces de sécurité (police et gendarmerie) : un cycle de formations pour renforcer les capacités des forces de sécurité au niveau de l’accueil, l’écoute et les techniques d’investigation

24 mai 2018

Les 24 et 25 mai 2018 à Dakar, dans le cadre du Projet  « Prise en charge des victimes de VBG par les forces de sécurité », le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), en partenariat avec le Ministère de la Femme, de  la Famille et du Genre, l’Association des Juristes Sénégalaises (AJS) et la Corée du Sud organisent un atelier de renforcement de capacités des forces de sécurité sur la prise en charge des victimes de VBG.

Développé pour une durée d’un an par le PNUD, en partenariat avec la Corée du Sud, le projet Prise en charge des victimes de VBG par les forces de sécurité » se base sur l’expérience des boutiques de droit de l’AJS, de la police et sur les constats des organisations de la société civile sur la faiblesse de l’écoute, des investigations et de l’accompagnement des victimes.

Mis en œuvre à Guinaw Rails et Thiaroye Gare, en partenariat avec les Départements de Dakar, Guédiawaye, Rufisque, ce projet pilote agit à travers trois volets :

1. Le renforcement de capacités et connaissances des agents de la loi : police et gendarmerie sur la prise en charge des victimes de VBG ;

2. La sensibilisation et le développement d’outils de plaidoyer à travers divers canaux et porteurs de voix ;

3. Le renforcement du travail en synergie entre la police, la gendarmerie et les boutiques de droits et tous les acteurs locaux impliqués dans la lutte contre les VBG.

Dans le cadre du premier volet d’intervention, des ateliers ont été organisés en vue de l’élaboration d’un guide pratique destiné aux policiers et gendarmes sur la prise en charge des victimes de VBG. Suite à l’élaboration de ce support, une formation introductive destinée aux forces de sécurité est organisée pour permettre une appropriation des outils et techniques pour une meilleure prise en charge des victimes au sein des brigades et commissariats.

Cet atelier qui démarre aujourd’hui est la première étape du processus global de formation du projet, réparti sur 10 jours, selon l’agenda suivant :

Etape 1 (24-25 mai) : 02 jours de formation sur les connaissances générales préalables à la prise en charge des victimes de VBG par les forces de sécurité (typologie des violences, cadre juridique, répercussions psychologiques, médicales et sociales).

Etape 2 (07-08 juin) : 03 jours de formation sur les compétences nécessaires à l’accueil et à l’écoute des victimes de VBG (Recueil d’une parole traumatisée, particularité du lien auteurs/victimes de violences sexuelles et conjugales, techniques d’écoute et de reformulation).

Etape 3 (13-14 juin) : 02 jours de visites de sites (commissariats, brigades) auprès des officiers et agents de police et de gendarmerie formés.

Etape 4 (21-22 juin): (03 jours de formation sur le processus d’audition des victimes de VBG et le travail en réseau.

Organisé pour renforcer les capacités des forces de sécurité sur la prise en charge des victimes de VBG,  ce premier atelier de formation a les objectifs spécifiques suivants:

Renforcer les connaissances des forces de sécurité sur la notion de “genre” et de “violences basées sur le genre” ;

Outiller les forces de sécurité sur :

  • la prise en compte du traumatisme des victimes dans le cadre de l’audition et de son impact sur la libération de sa parole ;
  • ­les compétences nécessaires à l’audition et sur le processus d’audition des victimes majeures et mineures de VBG ;
  • le travail en réseau pour une prise en charge holistique des victimes ;Renforcer  le guide pratique élaboré dans le cadre du projet avec les retours des professionnels formés.

Le Commissaire de Police Sanou Diouf, point focal genre de la Police Nationale a salué l’initiative du PNUD et de la Corée du Sud, et lancé un appel à l’engagement de tous pour mettre fin aux violences basées sur le genre.

Mme Haby Diallo, vice-présidente chargée des programmes à l’AJS, et première femme nommée Commissaire de Police au Sénégal, a souligné que le renforcement de capacités doit être permanent, et a recommandé d’inclure ces formations dans les écoles de Police, pour en augmenter les effets plus que positifs déjà observés. Elle a également insisté sur l’importance et la nécessité d’encadrer les femmes non instruites, et de les assister en leur donnant les toutes les informations sur leurs droits lorsqu’elles sont victimes de VBG.

Au total, 20 officiers et agents de police et de gendarmerie seront formés ainsi que des partenaires clés (PNUD, Ministère de la Femme, Ministère de l’Intérieur, Collectivités Locales, AJS, Association Sénégalaise pour le Bien Etre (ASBEF) du projet seront conviés à titre d’observateurs.

Organisées de manière participative, toutes les formations seront appuyées sur l’expérience de terrain des policiers et gendarmes, et ponctuées par l’intervention de spécialistes du domaine juridique et médical.

Entre les différentes étapes de la formation,  des mises en pratique sur le terrain seront effectuées par les forces de sécurité et seront suivies de défriefing en groupe. Ces mises en pratique se baseront sur l’apprentissage de notions clés sur les VBG, sous forme de cours et à l’aide notamment, de supports filmiques, travaux de groupe , jeux de rôle,  exercices personnels.

Abordant une thématique sensible, les formations peuvent devenir un espace de partage d’expériences personnelles et professionnelles délicates, raison pour laquelle les observateurs extérieurs ne seront pas admis.

Pour toute information complémentaire

Mme Seynabou Ba Diaw, Team Leader du Programme Bonne Gouvernance - PNUD - seynabou.diaw.ba@undp.org

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