Le 20 février 2018 à Dakar, le Caucus des Femmes Leaders a organisé, avec le soutien du PNUD (Programme des Nations-Unies pour le développement), un atelier de validation de l’évaluation de l’intégration des questions de genre et famille dans les programmes des candidats aux élections présidentielles de 2019.

 

Cet atelier représentait une étape charnière du programme déroulé par le Caucus des femmes leaders dans le cadre des élections présidentielles de février 2019 au Sénégal, pour la prise en compte des questions relatives à la famille et au genre dans les programmes des candidats. Créé depuis 2010, le Caucus des Femmes Leaders regroupe des femmes des partis politiques, des syndicats et de la société civile. Après avoir mené avec succès la bataille pour le vote de la loi sur la parité, il a procédé à la formation des candidates aux élections législatives de 2012 et à l’accompagnement des candidates au élections locales de 2014. Pour les élections présidentielles de 2019, le Caucus a jugé important de poser la problématique de la famille au centre des enjeux pour le choix du futur président.

 

L’atelier de validation de l’évaluation faite par des consultants a permis de donner l’opportunité aux représentants des cinq candidats à la Présidentielle de faire le constat, en même que les participants, du niveau de prise en charge, dans les programmes des candidats, des préoccupations formulées dans le document diagnostic. L’objectif n’était pas de classer les candidats, ni de les comparer, mais d’identifier pour chaque programme, les éléments pris en compte et ceux à améliorer. Les questions étudiées étaient les suivantes :

  1. Femmes allaitantes et enceintes en prison
  2. Allaitement maternel exclusif au sein et congés de maternité.
  3. Prise en charge des malades mentaux.
  4. Isolement des personnes du troisième âge.
  5. Prise en charge de maladies spécifiques : cancer, hypertension, diabète, prostate.
  6. Prise en charge des personnes vivant avec un handicap : éducation, mobilité.
  7. Non réversion de la pension de femme décédée à ses ayants droits
  8. Promiscuité/habitat.
  9. Difficultés des jeunes mères travailleuses pour la garde des enfants
  10. Lutte contre les violences et les viols.
  11. Droit de chaque enfant à la paternité.
  12. Autonomie économique des femmes pauvres.
  13. Valeurs fondatrices de la société sénégalaise (dignité intégrité, honnêteté, solidarité…)

La crise profonde de la famille : un enjeu politique

Des données fournies par l’Agence Nationale de Statistiques et les travaux du Laboratoire Genre de l’IFAN sur la famille révèlent une profonde crise de la société, avec 46% des enfants qui ne vivent pas avec leurs deux parents. Ces études montrent également une très grande fragilité de la femme en tant que mère, qui a un « moindre accès aux savoirs, aux qualifications professionnelles et aux ressources. Dans le secteur agricole, les femmes exploitent en moyenne 0,4 ha des terres contre 1,3 ha pour les hommes. En outre, seules 13,8% des femmes sont propriétaires des surfaces qu’elles cultivent. Et si, en termes de gouvernance économique, les femmes ne représentent que 6,4% des dirigeants du secteur industriel et ne possèdent que 18,9% des petites et moyennes entreprises, cette situation est aggravée par les violences exercées sur les femmes et les enfants avec comme conséquence une instabilité des familles.

Parce que l’échec de cette institution entraînera ipso facto l’échec de la société dans sa totalité, il faut concevoir la famille comme une question politique en relation avec la réalisation du projet démocratique, Les élections présidentielles donnaient donc l’opportunité de poser le débat public pour faire avancer la cause de la famille et de la femme par rapport aux objectifs de développement du pays.

Pour le Caucus, il était indispensable que les candidats à la présidentielle prennent conscience de la gravité de la situation et s’engagent sr des points essentiels comme :  l’application rigoureuse des lois contre les violences basées sur le genre, le recours aux tests d’ADN pour rétablir des enfants nés de viol dans leurs droits fondamentaux, l’autonomisation économique des femmes en leur octroyant « 50% de terres des nouveaux aménagements, réserver une part des revenus du gaz et du pétrole au financement des activités des femmes.

Le document diagnostic élaboré avait été envoyé à tous les candidats et diffusé largement avant la tenue de l’atelier. L’objectif était d’une part d’amener les candidats à faire des offres de politiques publiques crédibles pour améliorer la situation de la famille et des femmes, et d’autre part, d’amener les citoyens à un choix éclairé d’un candidat, en leur faisant prendre conscience de la place accordée à la famille et à la femme dans leurs programmes.

En partenariat avec Enda, Rasef, Article 19, l'Institut Genre et Famille, Africa-Jom et Jamra, et avec le soutien du PNUD, le programme du Caucus des Femmes Leaders a été lancé le samedi 26 janvier 2019 à Dakar, en présence des représentants de la Maire de la Ville de Dakar, des organisations partenaires, et de notables.  L’évènement a représenté un moment intense de débat national, développé dans les médias (plateaux TV et radio) et les réseaux sociaux (publication de post et vidéo), et largement relayé dans la presse locale.

Concernant les prochaines étapes du programme développé par le Caucus, il s’agit de recueillir les contributions et idées nouvelles émises à travers les débats dans les médias, les réseaux sociaux et émissions interactives pour améliorer le document qui sera reproduit et transmis aux acteurs politiques. Les élections étant terminées, les débats se poursuivent sur les thèmes de la violence, du test d’ADN, et des enfants non reconnus.

 

  • Pour plus d'information : 

Brochure "Elections 2019 - Quel Président pour la Famille Sénégalaise?" 

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