Validation de la stratégie nationale et des normes sénégalaises d’action antimines

5 juin 2013

Credit photo : PNUD Senegal

Allocution de Madame F. Bintou DJIBO  - Coordonnateur Résident du Système des Nations Unies  et Représentant Résident du PNUD

Monsieur le Ministre des Affaires Etrangères et des Sénégalais de l’Extérieur,
Monsieur le représentant de la Présidence de la République,
Monsieur le représentant de l’Assemblée Nationale,
Excellences Mesdames et Messieurs les ambassadeurs
Mesdames et Messieurs les Représentants des Institutions de la République,
Mesdames et Messieurs les membres de la Commission Nationale d’Action Anti mines
Monsieur le Coordonnateur du Centre National d’action antimines (CNAMS)
Mesdames et Messieurs les représentants des Partenaires au Développement,
Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs et Chefs de mission diplomatiques,
Mesdames et Messieurs les Représentants de la société civile et du   secteur privé,
Chers collègues des Agences du système des Nations Unies,
Distingués invités,
Mesdames, Messieurs,

La cérémonie de validation  de la Stratégie Nationale et des Normes Sénégalaises d’Action Antimines (NOSAM) qui nous réunit aujourd’hui traduit l’engagement du gouvernement du Senegal à respecter les  dispositions de la Convention d’Ottawa, auxquelles il s’est engagé dès 1999 et à détruire ainsi toutes les mines anti-personnel sur son territoire dans un délai de 10 ans.

Permettez-moi, Monsieur le Ministre,  à l’entame de mon propos,  de vous féliciter  et à travers vous, l’ensemble des experts  et l’équipe de la Commission Nationale d’Action Anti mines,  d’avoir facilité le processus d’élaboration de la stratégie nationale, qui devrait servir de cadre de référence de toutes les interventions en matière de déminage.

C’est également avec un réel plaisir que je me retrouve aujourd’hui à vos côtés, dans un contexte de libération de trois (3) femmes faisant partie d'un groupe de douze (12) démineurs enlevés le 3 mai par des rebelles de Casamance. Je saisis cette opportunité pour remercier toutes les bonnes volontés  que sont  la plateforme des femmes pour la paix en Casamance, l’Église, la société civile, le gouvernement etc. qui se sont mobilisées pour  cette libération. Nous espérons la libération des 9 autres otages sénégalais,  engagés  dans la lutte anti mines afin  que ces braves hommes retrouvent dans les meilleurs délais leur famille.

Nous restons convaincus que la reprise du dialogue politique dans le contexte de la Casamance, demeure une nécessité permettant ainsi la relance économique de cette région. Le déminage humanitaire reste le passage obligé pour atteindre cet objectif de paix sociale.

Mesdames et Messieurs

Le PNUD se réjouit d’avoir été associé à l’ensemble du processus de validation, nous avons en effet participé au premier atelier de partage de la stratégie qui a eu lieu le 11 mars 2013 dans les locaux du Ministère.

Comme vous le savez, les activités des Nations Unies dans le secteur de la lutte antimines sont régies par les résolutions de l'Assemblée Générale des Nations Unies et du Conseil de Sécurité et sont conduites selon les instruments internationaux interdisant ou restreignant l'usage des mines.

C’est dans ce cadre que le PNUD apporte avec d’autres partenaires au Développement, notamment l’union européenne, son assistance au Gouvernement à travers la Commission Nationale d’Action Anti mines, afin de fournir des services de déminage humanitaire dans la région naturelle de la Casamance. Je saisis l’opportunité qui m’est offerte pour remercier l’ensemble des partenaires techniques financiers engagés dans cette bataille anti mines que sont l’Union européenne,  la coopération italienne, ainsi que les opérateurs de déminage que sont MECHEM, Handicap International et les sénégalais experts en déminage.   

Cet appui au Gouvernement du Sénégal s’inscrit également dans le droit fil de l’atteinte des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) notamment en ce qui concerne la réduction de moitié de la pauvreté à l’horizon 2015. Nous avons bon espoir qu’au sortir de cet atelier, la nouvelle stratégie et les Normes Sénégalaises d’Action Antimines révisées permettront à l’Etat du Sénégal non seulement de respecter son engagement vis-à-vis de la communauté internationale mais aussi de contribuer à l’atteinte de l’objectif de déminer tout le Sénégal avant le 31 décembre 2015.

Monsieur le Ministre ;

Les normes qui sont proposées pour les déminages mécaniques, cynophile et les différentes réflexions sur l’accréditation et les enquêtes non techniques devraient constituer  des valeurs ajoutées sur lesquelles nous pouvons compter pour atteindre ces objectifs.

C’est la raison pour laquelle cet atelier devrait nous permettre d’évaluer la pertinence des propositions, et d’examiner  avec réalisme leur modalité de mise en œuvre.  La contribution et l’expérience des différents acteurs ici présents devraient faciliter ce travail.

La  stratégie Nationale validée, permettra également aux partenaires au développement d’inscrire leur appui à l’action anti mine suivant les priorités nationales ainsi définies afin que, tous ensemble nous progressions dans la voie de l’éradication de ce fléau et faciliter ainsi la réalisation des actions de développement économique et sociale au bénéfice des populations de la Casamance.

Mesdames et Messieurs ;

Avant de clore mon propos, permettez-moi de faire un appel au gouvernement afin qu’une solution au problème politique soit trouvée. La reprise du dialogue entre les différents acteurs constitue un préalable pour la poursuite du déminage humanitaire, gage de la paix en Casamance.

Je voudrais également réitérer notre engagement à accompagner l’organisation de la  table ronde des partenaires afin de réfléchir, ensemble, sur l’avenir du déminage en Casamance.

Je vous remercie pour votre aimable attention.

PNUD Dans le monde

Vous êtes à PNUD Sénégal 
Aller à PNUD Global

A

Afghanistan Afrique du sud Albanie Algérie Angola Arabie saoudite Argentine Arménie Azerbaïdjan

B

Bahreïn Bangladesh Barbade Bélarus Bélize Bénin Bhoutan Bolivie Bosnie-Herzégovine Botswana Brésil Bureau du Pacifique Burkina Faso Burundi

C

Cambodge Cameroun Cap-Vert Centrafrique (République centrafricaine) Chili Chine Chypre Colombie Comores Congo (République démocratique du) Congo (République du) Corée (République populaire démocratique de) Costa Rica Côte d'Ivoire Croatie Cuba

D

Djibouti

E

Egypte El Salvador Emirats arabes unis Equateur Erythrée Ethiopie

G

Gabon Gambie Géorgie Ghana Guatemala Guinée Guinée-Bissau Guinée équatoriale Guyane

H

Haïti Honduras

I

Ile Maurice et Seychelles Inde Indonésie Irak (République d') Iran

J

Jamaïque Jordanie

K

Kazakhstan Kenya Kirghizistan Kosovo (selon RCSNU 1244) Koweït

L

Laos Lesotho Liban Libéria Libye L’Ex-République yougoslave de Macédoine

M

Madagascar Malaisie Malawi Maldives Mali Maroc Mauritanie Mexique Moldova Mongolie Monténégro Mozambique Myanmar

N

Namibie Népal Nicaragua Niger Nigéria

O

Ouganda

P

Pakistan Panama Papouasie-Nouvelle-Guinée Paraguay Pérou Philippines Programme palestinien

R

République dominicaine Russie (Fédération de) Rwanda

S

Samoa São Tomé-et-Principe Sénégal Serbie Sierra Leone Somalie Soudan Soudan du Sud Sri Lanka Suriname Swaziland Syrie

T

Tadjikistan Tanzanie Tchad Thaïlande Timor-Leste Togo Trinité et Tobago Tunisie Turkménistan Turquie

U

Ukraine Uruguay Uzbekistan

V

Venezuela Viet Nam

Y

Yémen

Z

Zambie Zimbabwe