Atelier de lancement du processus d’élaboration de la Stratégie nationale de suivi des ODD au Sénégal

22 janv. 2016

Allocution de Madame F. Bintou DJIBO, Coordonnateur Résident du Système des Nations Unies au Sénégal

 

Monsieur le Ministre de l'Economie, des Finances et du Plan,

Monsieur le Ministre de l’Environnement et du Développement Durable,

Excellences Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs et Chefs de Missions Diplomatiques,

Mesdames et Messieurs les Représentants des Partenaires techniques et financiers,

Mesdames et Messieurs les Représentants des Universités et Centres de Recherches,

Mesdames et Messieurs les Représentants des Organisations de la Société Civile,

Distingués Invités, Mesdames, Messieurs,

 

Au nom du Système des Nations Unies, il m’est particulièrement agréable de me retrouver parmi vous, pour participer à l’atelier qui consacre le lancement du processus de suivi des Objectifs de développement durable (ODD) au Sénégal.

Je voudrais également saisir l’opportunité qui m’est offerte pour renouveler nos vœux chaleureux de bonne et Heureuse année 2016 a vous Monsieur le Ministre mais également à toute la nation sénégalaise. Permettez-moi de transmettre nos remerciements à Monsieur le Ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, pour son engagement sans cesse renouveler au côté du Système des Nations Unies dans la réalisation de l’agenda de développement du Sénégal.

La qualité des relations de votre  département avec les partenaires techniques et financiers, en général, comme en témoigne la réunion d’échanges avec le G50 organisé le 14 janvier dernier, traduit  l’engagement des Autorités sénégalaises en faveur du partenariat pour le développement, en droite ligne des principes de la Déclaration de Paris sur l‘efficacité de l’aide.

Mesdames et Messieurs

Après les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) qui ont accompagné la période de 2000 à 2015, la communauté internationale vient d’adopter les Objectifs de développement durable (ODD) qui devront guider l’agenda de développement au cours des quinze prochaines années.

C’est dans ce contexte que se tient cet atelier de partage, stratégique à plus d’un titre.  En effet, il permettra d’assurer, d’une part, l’intégration des ODD dans les programmes et plans nationaux de développement et, d’autre part, l’adéquation des données disponibles pour évaluer les progrès en matière de réalisation des ODD. Il constitue donc un outil stratégique de plaidoyer pour la mobilisation des ressources.

Distingues invités,

La formulation des ODD est l’issue heureuse d’un processus engagé en 2012 avec la mise en place par le Secrétaire Général des Nations Unies d’un Forum Politique de Haut Niveau pour le Développement Durable. Ce  forum avait pour mandat pour de travailler sur la transition des OMD vers l’agenda 2030, conformément aux recommandations de la Conférence des Nations Unies sur le Développement Durable, dénommée Rio + 20, tenue en juin 2012.  

Le Sénégal fait partie des 50 pays sélectionnés par les Nations Unies pour mener des consultations nationales impliquant l’ensemble de leur population. Avec l’appui du Système des Nations Unies, des consultations nationales et régionales ont été conduites à travers l’organisation de focus groupes, la conduite d’une enquête ciblée et l’organisation d’un vote électronique.

Ces débats ont permis d’élaborer le document ‘Le Sénégal que nous voulons’, qui décline les priorités du Sénégal au-delà de 2015, essentiellement fondées sur les expériences et les leçons apprises par les acteurs socio-économiques, en relation avec la réalisation des OMD.

Au niveau continental, une Position Commune Africaine a été dégagée par les Chefs d’Etat et de Gouvernement en janvier 2014, avec pour objectif global d’éradiquer la pauvreté sous toutes ses formes et réduire rapidement l’inégalité dans le cadre d’un développement inclusif sous-tendu par des emplois décents. Elle a servi de base à la formulation de l’Agenda 2063 qui vise une transformation socio-économique du Continent.

Monsieur le Ministre

Les 17 ODD qui viennent d’être adoptés par le Sommet sur le développement durable le 25 septembre dernier à New York marquent un tournant dans l’agenda international de développement.

Cet accord, qui va marquer l’histoire, fournit une vision et un cadre mondial de référence en matière de stratégies et de politiques nationales, tant pour les pays en développement que pour les pays développés. Il est appelé à orienter la dynamique de transformation dans le monde jusqu’en 2030.

La réalisation des ODD passe résolument par un véritable changement de paradigme des Etats, à travers une intégration et une cohérence dans les politiques et actions de développement. Il est véritablement souhaité que ces 17 ODD soient la base de la stratégie nationale de développement dans chaque pays. Il reste enfin que le nouvel agenda n’est pas prescriptif et que les pays peuvent, ou pas, mener les politiques pour atteindre les ODD. 

Distingues  invités,

Après l’adoption de ce nouvel agenda de développement, il reste à relever le défi de sa mise en œuvre.

A cet égard, la troisième conférence internationale sur le financement du développement, tenue en juillet 2015 à Addis-Abeba, s’est penchée sur les moyens de financer les ODD.

Au titre de la mobilisation des ressources du développement, le Programme d’Action d’Addis-Abeba engage les États Membres des Nations Unies à renforcer la mobilisation des ressources publiques intérieures, par le biais notamment d’une amélioration de l’administration fiscale. A cet effet, la Stratégie nationale de suivi des ODD au Sénégal devra jeter les bases d’une mobilisation accrue des ressources.

Les pays développés ont quant à eux réaffirmé leurs engagements à atteindre l’objectif de consacrer 0,7% de leur revenu national brut à l’aide publique au développement et de 0,15% à 0,2% pour les pays les moins avancés.

Le premier Forum sur le développement, qui doit se tenir l’année prochaine, sera l’occasion pour la communauté internationale d’évaluer les progrès dans la mise en œuvre du Programme d’action d’Addis-Abeba.

Au niveau opérationnel, la Stratégie nationale de suivi des ODD devra être le cadre d’impulsion de la transformation de l’économie sénégalaise, déjà engagée à travers la mise en œuvre du PSE, et réaffirmée par les différents agendas internationaux, notamment l’Accord de Paris sur le climat et l’Agenda 2063 de l’Union Africaine.

Pour le Sénégal qui ambitionne d’atteindre le point d’émergence à l’horizon 2035, la mise en œuvre des ODD axée sur ses propres priorités permettra, j’en suis persuadé, d’y arriver.

Je salue en particulier les perspectives prometteuses de l’économie sénégalaise qui a amorcé un sentier de croissance soutenue depuis 3 ans, l’adoption des mesures pour accélérer les réformes sur l’amélioration du climat des affaires, ainsi que l’impulsion donnée par le Sénégal à la mise en œuvre des réformes budgétaires de l’UEMOA.

Ces efforts se sont traduits fort éloquemment par l’adoption par le Fonds Monétaire International en décembre dernier  du Programme économique et financier du Sénégal qui devra asseoir les bases de la consolidation du cadre macro-économique favorable à la mise en œuvre et au suivi des ODD.

Toutefois, comme souligné par le FMI, pour atteindre les objectifs de croissance du PSE, il importe de créer un espace économique pour les Petites et moyennes entreprises et les investissements directs étrangers, en accélérant les réformes dans le secteur de l’énergie, en s’attaquant à la recherche de rentes et en améliorant l’environnement des affaires.

De même, l’adoption de mesures portant sur les dépenses fiscales sera essentielle pour préserver les recettes et libérer le potentiel économique de manière à atteindre les objectifs de croissance ambitieux du Plan Senegal Emergent.

En ce qui concerne le Système des Nations Unies, le plan d’action 2017-2018, qui consacre le prolongement du Plan Cadre des Nations Unies pour l’assistance au développement (PNUAD) 2012-2016, veillera à l’alignement aux priorités du PSE, ainsi qu’à l’intégration des ODD aux politiques et stratégies sectorielles, y compris leur déclinaison au niveau local.

A cet égard, le renforcement des capacités nationales de suivi des ODD intégrera l’appui au Système Statistique National, pour lequel un Programme conjoint du Système des Nations Unies sera déployé à partir de 2016.

En outre, le Système des Nations poursuivra ses appuis au Sénégal dans les domaines prioritaires de coopération, notamment la lutte contre la pauvreté, la protection sociale, le développement durable, l’éducation, la santé, la promotion du genre, la gouvernance et les droits humains, qui sont tous intimement liés à la réalisation des ODD.

Monsieur le Ministre,

La fin de l'année 2015 a été également marquée par la conférence sur le changement climatique, la COP 21, qui s’est achevée à Paris sous le signe d’un compromis heureux au profit des générations futures, avec l’engagement du maintien du réchauffement de la planète en deçà de 2°C.

Il s’agira maintenant de marquer un pas vers la mobilisation effective des financements nécessaires, notamment les 100 milliards de dollars annuels promis aux pays en développement à partir de 2020 pour l’adaptation aux effets des changements climatiques.

La concrétisation des engagements sur les changements climatiques constituera un signal fort dans l’enclenchement de la dynamique de suivi des ODD.

Le Système des Nations attache un intérêt particulier à la matérialisation de ces engagements et poursuivra les efforts entrepris au Sénégal pour renforcer la résilience et les capacités d’adaptation face aux aléas climatiques.

Pour terminer mon propos, permettez-moi de renouveler notre disponibilité à accompagner le Gouvernement sénégalais dans la formulation et la mise en œuvre de la Stratégie nationale de suivi des ODD, incluant toutes les parties prenantes.

 

Je vous souhaite des travaux fructueux et vous remercie pour votre aimable attention. 

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