Plaidoyer pour un environnement favorable aux populations vulnérables dans le cadre de la lutte contre le VIH et la tuberculose

19 déc. 2017

ATELIER NATIONAL DE PLAIDOYER POUR UN ENVIRONNEMENT FAVORABLE AUX POPULATIONS VULNERABLES DANS LE CADRE DE LA LUTTE CONTRE LE VIH ET LA TUBERCULOSE

19 décembre 2017, Dakar, Sénégal

Allocution de Monsieur Mathieu Ciowela, Directeur Pays du PNUD

Madame la Secrétaire Exécutive du CNLS,

Monsieur le Représentant du Ministère de la Santé,

Monsieur le Directeur d’Enda Santé,

Monsieur le Directeur de l’ONUSIDA,

Chers Partenaires de la Société civile,

Honorables Invités,

Mesdames et Messieurs, 

Je suis honoré de prendre la parole à l’ouverture de cet atelier national de plaidoyer pour un environnement favorable aux populations vulnérables, dans le cadre de la lutte contre le VIH et la Tuberculose.

Je voudrais d’abord saluer les efforts du Conseil National de Lutte contre le SIDA, à travers sa Secrétaire Exécutive, pour l’ensemble des actions menées au cours des dernières années dans la réponse à la pandémie du VIH/SIDA.  En effet, nous notons avec satisfaction que les efforts consentis ont permis de maintenir une prévalence basse dans la population adulte avec un taux de 0,4% et d’opérer des changements significatifs dans la gestion de la réponse à cette pandémie, avec une plus grande responsabilisation du niveau décentralisé et une réelle volonté d’opérationnaliser l’accès universel aux services partout au Sénégal.

Permettez-moi également de louer l’expertise d’Enda-Santé en matière de lutte contre le VIH SIDA et de protection des groupes vulnérables, expertise qui a milité à sa sélection comme sous récipiendaire du Fonds Mondial de lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme.

Des études et recherches ont été réalisées et des résolutions et déclarations faites aux niveaux régional et mondial. Ces instruments ont guidé l’adoption de nouvelles orientations et approches en faveur de la réduction de la discrimination et de l’exclusion, facteurs de propagation de la pandémie. L’accent a été ainsi mis sur les droits humains qui constituent un levier important dans ce processus.

 

Mesdames et Messieurs

Conformément au Programme de développement durable à l’horizon 2030, la vision du PNUD, telle qu’elle figure dans son Plan stratégique pour 2014-2017, consiste à « aider les pays à assurer simultanément l’élimination de la pauvreté et une réduction sensible des inégalités et de l’exclusion ».

Les activités du PNUD dans les domaines du VIH et de la santé contribuent aux Objectifs de Développement Durables (ODDs), en agissant sur les déterminants sociaux, économiques et environnementaux, et en réduisant les inégalités liées à la santé et à la gouvernance en matière de santé.

Reconnaissant les vastes impacts sociaux et économiques du VIH et les synergies entre la santé et le développement durable, le Plan stratégique aborde le VIH comme une question transversale mise en évidence dans deux domaines d’actions, à savoir :  l’adoption des voies de développement durable et le renforcement de la gouvernance démocratique.

C’est la raison pour laquelle la stratégie VIH, santé et développement du PNUD, en ce qui concerne l’amélioration des résultats en matière de VIH et de santé, a défini trois principes clés , à savoir :

  1. L’intégration du genre et le suivi de la mise en œuvre des ODDs ;
  2. Une attention particulière à la gouvernance, aux droits de l'homme et aux groupes vulnérables ;
  3. L’appui à la mise en œuvre des programmes du Fonds Mondial pour la riposte et le renforcement des capacités.

En 2015, douze (12) Agences du système des Nations Unies, dont le PNUD, l’ONUSIDA et le Haut-Commissariat des Droits de l’Homme, ont lancé une déclaration conjointe appelant les Etats à agir d’urgence pour mettre fin à la violence et à la discrimination à l’égard des minorités sexuelles.

 

Mesdames et Messieurs,

Malgré les résultats encourageants enregistrés en matière de lutte contre le VIH-SIDA et la Tuberculose au Sénégal, des disparités sont encore notées, en ce qui concerne l’accès de certaines couches vulnérables aux services de santé et le respect de leurs droits.

D’après l’étude d’index stigma publiée en 2013, les populations-clés sont particulièrement exposées    aux    risques de stigmatisation et/ou de discrimination. En effet, 1 HSH sur 2 a déjà vécu une expérience de stigma/discrimination, et plus de 60% des personnes vivants avec le VIH ont déjà été victimes de stigmatisation et ou de discrimination, compte tenu de leur statut sérologique.

C’est dans cette perspective que s’est inscrit le PNUD en organisant en octobre 2017 ici à Dakar, deux activités importantes : (i) D’abord, le dialogue communautaire sur les questions liées au VIH et Droits de l’Homme qui, a permis d’offrir un cadre d’expressions et d’échanges aux associations identitaires par rapport aux défis liés à la stigma/discrimination, aux obstacles structurels à l’accès à la justice, aux questions d’autonomisation et de responsabilisation ; et (ii) Ensuite une concertation nationale sur les problématiques VIH et les violations des droits de l’Homme qui, a permis de définir des stratégies et pistes de réflexion pour surmonter les barrières légales et sociales quant à l’accès aux services de santé et aux services juridiques.

 

Mesdames et Messieurs,

L’exclusion et la discrimination constituent un mal que les états du monde se sont engagés à combattre dans le cadre des ODD et plus précisément à travers le principe cardinal de « ne laisser personne pour compte ».  Du fait de leur vulnérabilité, les personnes vivant avec le VIH/SIDA, ne présentent elles pas ainsi un risque élevé pour se retrouver, malgré elles, en marge ?.  C’est en cela que réside l’intérêt des actions comme celles du projet régional du PNUD qui consistent à lever les barrières légales en offrant à ces personnes un environnement et une protection appropriés.   C’est donc cet environnement qui permettra aux personnes vivant avec le VIH de contribuer efficacement à briser la chaîne des nouvelles infections.

C’est dans cette optique que je saisis cette occasion pour partager avec vous deux messages-clés.

 

Mon premier message est le suivant :

Lorsque les individus et les communautés jouissent de leurs droits à l'éducation, l'information et la non-discrimination, les incidences du VIH et du SIDA diminuent.  Il faut donc renforcer nos efforts pour que les personnes séropositives vivent dans un environnement favorable, à l'abri de la discrimination.

Lorsqu’elles ont accès aux traitements appropriés et lorsque le SIDA cesse d'être un sujet de honte, les populations se prêtent plus facilement au dépistage. Les personnes séropositives peuvent ainsi mieux se prendre en charge, et bénéficier d'un traitement et d’un soutien psychologique, pour éviter de transmettre le virus, et réduire ainsi l'incidence du VIH/SIDA.

 

Mon deuxième message est donc celui-ci :

La protection et la promotion des droits de l'Homme sont indispensables pour empêcher la propagation du VIH et atténuer l’impact socioéconomique, car elles réduisent la vulnérabilité à l'infection au VIH en s'attaquant aux causes profondes de l'épidémie.

Je tiens de ce fait à confirmer que le PNUD ne ménagera aucun effort pour soutenir le Sénégal dans la promotion d’un environnement favorable à la protection des droits humains en rapport avec le VIH, dans le but d’atteindre cette cible ambitieuse des 90 – 90 – 90.

Conjointement avec l’ONUSIDA, nous appelons donc à un environnement favorable à la protection des droits humains liés au VIH.

 

Je vous remercie de votre bien aimable attention.

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