Les 3 et 4 décembre 2020 à Dakar, Sénégal, le Gouvernement du Sénégal a organisé, à travers la Direction de la Protection Civile et en partenariat avec le Programme des Nations Unies pour le développement, un atelier de retour d’Expérience et d’évaluation de l’impact des inondations.

L’objectif général de cet atelier était d’analyser le paquet de réponses apporté (prévention, préparation, réponse d’urgence, relèvement) aux populations lors des récentes inondations en vue de capitaliser les bonnes pratiques et d’améliorer les réponses pour réduire la vulnérabilité des populations notamment au niveau local.

Comme dans la plupart des pays Sahéliens, de fortes pluies ont touché plusieurs régions du Sénégal entre le 4 et 5 septembre 2020, engendrant des inondations dans plusieurs localités du pays, y compris dans la capitale, Dakar, occasionnant des pertes en vies humaines (8 morts) et matérielles. Le Plan national d’Organisation des Secours (ORSEC) a été déclenché le 07 septembre 2020, et le 8 septembre 2020, une enveloppe de 10 milliards de F CFA a été débloquée, dont 3 milliards en appui direct aux sinistrés par cash transfert. Les données de la Direction de la Protection civile indiquent que la région de Dakar est la plus impactée avec 5,318 sinistrés recensés à Rufisque, Keur Massar, Thiaroye, Pikine (région de Dakar). Plusieurs sites de recasement ont été mis en place, de même que le pompage des eaux de pluie. A ce jour, on dénombre plus de 21,000 sinistrés sur l’ensemble des zones touchées.

A la suite de cette catastrophe, un besoin d’évaluer les impacts se pose pour bâtir des programmes de relèvement. Ainsi, le Gouvernement, à travers la Direction de la Protection Civile, a sollicité l’appui du PNUD pour conduire l’évaluation des impacts selon un outil consensuel et tenir une concertation avec les acteurs pour un retour d’expérience quant à leur vécu de la catastrophe. 

L’exercice de Retour d’Expérience constitue un moment fort dans le cycle de prévention et de gestion des catastrophes. Il permet aux acteurs du secteur de s’interroger à posteriori sur la valeur heuristique et la portée opérationnelle, méthodologique et épistémique des choix d’intervention avant, durant et post-catastrophes. Le résultat d’un processus de RETEX permet, au besoin, d’opérer des ruptures et des recompositions paradigmatiques. Pour satisfaire à ce type de résultats devant imprimer des changements dans les modes d’actions et les habitudes des acteurs, les parties prenantes devraient s’approprier des résultats. En cela, ce processus sera porté à un niveau décisionnel élevé en vue d’insuffler les changements nécessaires qui permettront d’être mieux préparé afin de gérer efficacement les inondations dans le futur. L’atelier regroupera tous les acteurs qui étaient engagés dans la gestion, pour faire une analyse à posteriori de leur gestion (évaluer le cadre juridique, réglementaire et intentionnel à l’épreuve du terrain, les rôles et responsabilités des parties prenantes, définir de mesures correctives pour une gestion plus efficaces des catastrophes à venir). les décideurs suivants sont attendus à la rencontre : corps préfectoral ; membres du gouvernorat ; experts de l’administration publique ; services techniques des mairies ; équipes d’intervention ; secteur privé ; société civile ; partenaires techniques et financiers et acteurs humanitaires.

Les travaux de l’atelier ont permis d’aboutir aux résultats suivants :

  • Les réponses mises en œuvre sur le terrain lors de la gestion des inondations ont été passées en revue, avec le partage des expériences en termes de mécanismes, de stratégies, de méthodes et d’outils utilisés lors de la gestion des inondations ;
  • L’appréciation des mécanismes de coordination et de partenariat à tous les échelons entre les différents acteurs humanitaires en matière d’option de réponses ont été appréciées, à travers le partage et évaluation des pratiques déjà été mises en œuvre par les acteurs de gestion des inondations ;
  • L’évaluation du mécanisme de suivi évaluation des activités ;
  • L’évaluation des forces et faiblesses des comités de gestion des inondations (ciblage des ménages sinistrés et interventions) ;
  • La capitalisation de la mise en œuvre de ces activités ;
  • L’identification des difficultés rencontrées et les solutions apportées ;
  • L’identification et la capitalisation les bonnes pratiques ;
  • L’identification des goulots d’étranglements dans la gestion global de la chaîne d’intervention ;
  • Mise en place d’un mécanisme de suivi de mise en œuvre des recommandations dans le court et moyen termes.

Ces résultats permettront d’identifier les besoins internes de renforcement et d’éventuelles activités complémentaires à mettre en œuvre.

Pour plus d’information :

PNUD Sénégal, Mme Ndeye Fatou Diaw Guène, Team Leader Environnement et Changements climatiques, 
ndeye.fatou.diaw.guene@undp.org

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